La Citation

"Je veux devenir le plus grand économiste du monde, le plus grand cavalier d'Autriche, et le plus grand amant de Vienne" Joseph Aloïs Schumpeter.

Présentation

Samedi 18 octobre 2008
« Les filles, c’est un peu comme en finance internationale. Avant la libération des mœurs, le pari unilatéral des mecs contre les nanas permettait de rendre le jeu à somme positive. Depuis la fluctuation des mœurs c’est le bordel, c’est à somme nulle, tu gagnes ou tu perds. »

Si seulement vous saviez toutes les foutues idées qui me passent par l’esprit, toutes les idées que je pourraient ajouter à ce que j’avais commencé un jour en première. J’avais eu fondamentalement l’inspiration quasi divine, de commencer un travail titanesque. Un jour, je le ferai, en entier, je le synthétiserai. Le manuel de la micro/macro/finance intersexes/économétrie sentimentale/etc.
Je ruinerai tout le mystique. Tout.
Parce que ça me fait triper.

Et les 8 heures de dissertation sont définitivement dangereuses pour la santé.
Par Arnaud
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Dimanche 17 août 2008
Les vacances s’achèvent ce soir, c’est un fait qu’il faut accepter. Bien sûr le moi d’Août est loin d’être terminé, mais ceci a peu d’importance pour un élève en prépa: il faut s’y remettre, tout revoir, les formules, les cours, les exercices. L’idéal étant bien sûr de revenir avec le niveau laissé fin juin, les progrès effectués, et la volonté d’en découdre pour de bon avec les concours, les vrais, ceux qui détermineront notre avenir.

Je profite donc des dernières heures de répit qui me restent pour revenir sur ces vacances, premières du genre, puisqu’à maintenant 18 ans, il était temps de partir sans les parents à l’aventure ! Et c’est un succès pour cette première année. Tout a commencé par 3 semaines de repos complet, à savoir ne rien faire ou presque, savourer le temps et le vide. Entre nuits passées sur l’ordinateur, les soirées, et autre, j’ai reposé mon esprit afin de relâcher ce stress permanent que je m’impose toute l’année. J’ai aussi passé une semaine chez mon oncle près d’Annecy pour voir un peu la famille et profiter du cadre qui change de la tour Eiffel. Il y a eu bien entendu la préparation de la grosse soirée ambassadeur qui fut un réel succès, tellement qu’il me restât assez à manger pour une semaine ! Mais ce qui me préoccupa bientôt fût l’organisation de mes vacances, à savoir un voyage en Allemagne avec Astrée en routard, ainsi que les 2 semaines de randonnée avec les potes.

J’achetai donc les guides du routard Allemagne et Berlin, j’investi également dans un gros sac à dos 60 litres et de l‘équipement de survie dans la nature, et achetai 2 « pass interrail  one country » pour l’Allemagne. Le principe est simple, voyager en illimité sur 8 jours choisis ! Nous allions donc réaliser un tour complet de notre meilleur partenaire commercial (eh oui, on ne renie pas sa fibre économique) !
La préparation fut tardive car Astrée, retenue par l’armée, a du défiler au 14 juillet avec l’école de santé de Lyon, mais ce fut un grand honneur pour elle. Nous sommes donc partis un samedi matin très tôt dans un Thalys première classe ! Décrire ce voyage serait trop long, j’ai un journal de bord du plus de 30 pages, mais il faut retenir que nous avons passé 4 jours dans la famille de la correspondante  d’Astrée, puis nous avons sillonné l’Allemagne du nord au sud pour finir en beauté à Berlin même ! Une superbe ville que j’espère revoir bientôt. Ce fût une expérience inoubliable, pleine de découvertes (culinaires ! et historiques, artistiques …) et un nouveau visage sur l’Allemagne. Ce voyage m’a donné envie de sillonner  toute l’Europe sur le même modèle. Pourquoi chercher plus loin, il y a tant de choses à découvrir sur notre continent ! Et bien entendu, la confirmation qu’Astrée est une très bonne amie, et j’espère voyager à nouveau en sa compagnie (elle a besoin de moi, un sens de l’orientation exécrable contre l’homme au GPS intégré …)

La deuxième partie de ces vacances allait être beaucoup plus sportive, puisque nous devions effectuer le chemin de Stevenson en 13 jours. C’est une randonnée de 252km que réalisa l’écrivain Robert Louis Stevenson (L’île au trésor, Dr Jekyl & Mister Hyde …) en 1878 après des déboires amoureux (je le disais bien, ça vous détruit un homme !). Petite précision, nous l’avons fait à l’envers ! Partis à 5 d’Alès, nous n’étions plus que 4 au bout de 2 jours, et 3 au bout de 5 suite à des abandons. Nous avons donc continué d’un bon pas avec des sacs de 17kg sur le dos, pour arriver au Puy en Velay avec 3 jours d’avance, car nous avions hâte d’en finir ! Nous avons alterné entre camping sauvage, des campings, des gîtes, parfois hôtels ! Après 35km de marche, il y a de la souffrance, mais aussi de la satisfaction et de la fierté. Nous avons cependant pris le taxi pour les 20 derniers kilomètres car un des marcheurs était bloqué par un genou souffrant. Expérience inédite, car j’ai souvent randonné avec mes parents, mais il s’agissait là de 252km consécutifs (effectués finalement, avec les détours et les moments où l’on s’est perdu !) dans un style très … gitanesque ! Le strict minimum qui nous ramène sur terre et nous rappelle l’essentiel: l’eau, la nourriture, le sommeil. Nous sommes donc rentré un soir sur Paris, très tard. Retour bouleversant car Antoine, un des survivants de notre épopée a appris le décès de son ami d’enfance, Paul, tué en haute montagne avec un ami, alors qu’ils étaient encordés. Un froid s’est jeté les dernières heures, et cet évènement me rappelle la chance que nous avons, et l’humilité dont nous devons faire preuve en permanence alors même que l’on se plaint parfois de broutilles, de pseudo histoires de cœur, de mauvaises notes, etc. On  dit souvent « il n’y a pas eu mort d’hommes », et cette fois, si. Je garde donc en mémoire ces deux jeunes hommes qui ne méritaient pas de mourir si jeune.

Du plaisir, j’en ai pris cet été, période charnière entre deux années très dures pour décrocher les meilleures écoles de commerce. Je suis tombé sur le jeu questionnaire du Nouvel Obs de l’été: nos profils épicuriens (c’est mieux que Closer!), et c’est sans surprise que j’obtiens l’ascétisme du juste milieu: « désirons le possible ! ». « Disciple de Pascal et de Kant (plutôt ce dernier je dirais), j’aime l’amitié plus que l’amour, les débats plus que les ébats, l’argumentation plus que la passion. On me dit sage ou neutre, je le prends pou un compliment. Les points d’exclamation me révulsent (pas tellement …), tout comme l’absence de point d’interrogation (pour sûr !). Par exemple, je n’arrive pas à échanger avec des personnes caractérielles ou affirmatives. Il me faut peser le pour et le contre, modérer les ardeurs et, en cas d’objection, faire l’avocat du diable pour vérifier la justesse d’une décision. Côté corps, je suis adepte de la tempérance: ni trop de fièvre, ni trop de sang-froid. Je dis du calme ! Aux partenaires tout feu tout flamme, mais je réveille les fatiguées. Pour moi, le plaisir donné par l’art surpasse le plaisir donné par l’autre, comme le bonheur de penser me dispense de celui d’agir. » Voilà qui est bien visé par ce test philosophique dans l’ensemble ! La voie du milieu cartésienne, depuis le temps que je le dis !

Cette nouvelle année s’annonce donc plus flamboyante que jamais après la fin enflammée de la précédente (pas assez à mon goût, trop d’hésitation à l’oral, et des accidents regrettables en CulGé). Un an à se surpasser dans la douleur pour s’assurer un avenir professionnel radieux, du moins théoriquement. Ce sera une nouvelle année dans le nihilisme sentimental, bien entendu, et sûrement pas la dernière me dit mon petit doigt. Que voulez vous, l’ambition est une partenaire torride dont on peut difficilement se passer ! Je souhaite donc bonne chance à tous ceux qui ont des concours l’année prochaine, aux autres, et j’espère pouvoir continuer à écrire un peu, même si ce sera difficile. Gloire !
Par Arnaud - Publié dans : Présentation
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Samedi 7 juin 2008

Je reprends la plume, pardon, mon clavier, pour discourir sur un sujet un peu spécial, souvent tabou, aujourd'hui moins, mais qui refait surface suite à l'affaire d'un jugement. Je rappelle donc les faits: un mariage a été annulé pour cause de mensonge "sur les qualités essentielles" du partenaire, et en particulier ici, de la virginité de l'épouse. D'après les médias, une recrudescence de demandes pour se faire recoudre l'hymen, ou plus simplement pour se "refaire une virginité" artificielle, a été observée dans les hôpitaux cette semaine, de l'ordre de 40%. Mais ce que cette simple affaire, qui a bénéficié d'un tapage médiatique, soulève de plus important, c'est le sujet sous-jacent: la virginité donc. Entre affaire de jugement et réflexion sur la notion de virginité, je m'appliquerai donc à dégager un avis sur cette question.

L'origine de la vision de virginité comme pureté

Si cet angle peut sembler inutile et risible, je rappelle que depuis des milliers d'années, et même encore aujourd'hui et de manière très répandue, la virginité, et plus particulièrement celle de la femme est considérée comme signe de pureté. Pourtant, et ce peut paraître étrange, dans les sociétés primitives - qui peuvent encore exister -, la virginité était considérée comme impopulaire, à savoir qu'il fallait vite s'en débarrasser, un peu comme dans nos sociétés occidentalisés et aux moeurs libérés.
Toute l'interrogation se fonde alors sur ce passage entre impopularité et pureté. Il s'effectue lors du glissement vers les monothéismes, de nos grandes religions. Et à cela j'ai mon interprétation, j'utiliserai d'ailleurs une comparaison. Les monothéismes se sont fondés, en plus des questions de foi, vers la sacralisation et l'institutionnalisation de pratiques déjà ancrées, mais surtout dans le but de réguler la société. Les hommes se sont vite rendus compte que le sexe est vecteur de maladies qui peuvent décimer les populations. Or, la meilleure manière de limiter ces transmissions, c'est de limiter les rapports sexuels, et les cantonner au couple stable et fidèle, qui va de pair avec la doctrine religieuse développée. Quand la consommation de porc a été interdite dans l'islam, il s'agissait purement d'une mesure sanitaire, car celui-ci était vecteur de maladies; et comme tout le monde le sait, la tradition a subsisté. De virginité impopulaire, l'homme étant considéré plus comme un animal qui doit avoir de l'expérience en la matière, on est passé vers une notion de pureté. Et de la raison purement rationnelle est née toute une doctrine: la virginité est louée comme une vertu car elle est amour de dieu (ndr: je ne mets jamais de majuscule, puisque je ne vois pas pourquoi il doit y en avoir une) et elle devient tout un symbole. Dans la Bible, la destruction de la ville de Sodome est très clairement le passage qui annonce la prohibition de pratiques sexuelles "sauvages" et de l'homosexualité. La virginité conservée par Marie, la mère de Jésus, est elle l'apogée de la vertu: elle conçoit, enfantée par dieu, mais sans rapport. C'est la fameuse "immaculée conception".

Une pureté signe d'amour et de fidélité

A partir du moment où la virginité est vue comme une vertu, il y a deux voies qui se dessinent alors pour les femmes. Soit le voeu de chasteté éternelle pour les soeurs et nones qui ont juré de servir le dieu seul, soit le voeu de garder sa virginité jusqu'au mariage qui est l'union entre un homme et une femme (l'homosexualité étant prohibée) devant le dieu qui reconnaît l'union. Cette virginité conservée est signe d'amour, de fidélité envers l'époux qui souhaite être sûr que son épouse ne s'est pas offerte au premier venu. Il ne s'agit plus désormais de consacrer le sexe comme un simple moyen de procréation, mais comme une exclusivité réservée au couple qui a certes le devoir d'assurer un descendance, mais qui doit le faire absolument après mariage officiel.

Disparition de la sacralisation de la virginité

Chose étrange, cette pratique n'est pas écrite noir sur blanc dans la Bible ou le Coran, mais relève plutôt d'une tradition qui fait l'unanimité ou presque chez les représentants religieux. Il est donc très critiquable d'associer appartenance à une religion et conservation de la virginité jusqu'au mariage. D'une manière générale, ces pratiques ont presque disparu dans les sociétés occidentales bien que toujours culturellement monothéistes. On évoque alors machinalement pour expliquer ce faire la libération des moeurs sexuels, l'indépendance sexuelle de la femme, ce qui est considéré presque partout comme un progrès. Concrètement, il s'agit pour chacun, sexes confondus, de gérer comme il l'entend sa vie sexuelle, grâce notamment aux moyens contraceptifs, moyens qui ne sont pas acceptés par les autorités officielles des religions monothéistes car complices de l'hédonisme et ne permettant pas la procréation . Le sexe n'est plus considéré comme la consommation d'une union, l'union éternelle entre un homme et une femme, comme la vision religieuse l'imposait, mais comme un moyen de jouissance comme un autre, un droit au plaisir charnel. Au fond, en poussant la logique au bout, le sexe est une activité comme une autre: taper le foot à PES sur sa ps2, aller au musée, etc. Il ne s'agit pas pour l'instant de juger si cela est vraiment un progrès, et je ne peux d'ailleurs en tirer une conclusion en cet instant, mais je note déjà qu'on est retourné à la situation des sociétés primitives où la virginité était impopulaire. Remis au goût du jour, on peut citer les mythes du "bon coup au pieu", du "puceau à 40 ans", etc. La virginité n'est plus pureté, elle est honte, incapacité à séduire, à se servir de son corps, et bien plus encore, incompréhension de l'évolution des moeurs actuels.

Est-elle de retour ?

Si mai 68 a joué le rôle de libérateur des moeurs, on s'inquiète ces derniers temps d'un retour des violences contre les femmes. D'une part le mariage forcé, mais aussi le rapide retour de la "valeur virginité". En effet, d'après bon nombre de médiateurs sociaux, dans les quartiers sensibles, la virginité est une vertu à la mode, surtout pour les mariages. Volonté de sortir de la "femme pute", les femmes tenteraient de se refaire une image digne envers les hommes qui sont de plus en plus demandeurs de cette "qualité". Si la tradition n'avait jamais vraiment disparu dans les milieux catholiques conservateurs, on ne cachera pas que la perception de ce retour de la "valeur virginité" est intimement lié avec l'essor de l'islam en France. Pourtant, les autorités musulmanes de France dénoncent cette tradition qui n'est pas dans les livres saints. Mais les moeurs ont la vie dure et on a constaté une augmentation des demandes pour se refaire l'hymen (qui prouverait, en se brisant, que la virginité était réelle), témoignant d'un malaise chez les jeunes filles qui paniquent à l'idée d'être répudiées par leurs maris, exigeant cette "qualité", la virginité. Ce qui m'interpelle alors, c'est pourquoi les hommes qui traditionnellement considèrent chez eux le sexe comme une activité physiologique inévitable, et donc qui sont très tolérants avec leurs pratiques, le sont beaucoup moins avec les femmes, jusqu'à exiger la virginité de leur femme.

L'orgueil d'être le seul aimé

En réfléchissant un instant et en étudiant aussi un peu mon cas personnel, c'est à dire aussi ce que je peux ressentir, j'en suis venu à ce raisonnement. L'homme a par définition plus de mal à accepter qu'une femme puisse avoir aimé par le passé, ou puisse aimer d'autre personnes dans le futur, que les femmes elles mêmes. Cependant, il s'accommode très bien de son "girouettisme" et considère qu'en tant que mâle, il est naturellement conduit à chercher le plaisir partout. Premier illogisme d'ordre numérique: si on considère qu'il y a autant de femmes que d'hommes à grande échelle, comment ceux-ci pourraient-ils chercher satisfaction partout tout en exigeant que toutes les femmes restent "pures" ? Réponse provisoire: séparer les femmes à sexe et celles pour faire sa vie. Mais ce consensus, qui est bien souvent celui des hommes amorce une aberration: qu'est-ce qui peut ontologiquement séparer les femmes en deux groupes ? Qu'est-ce qui les différencie ? Sur quels critères ? J'en conclus donc que la pensée de la majorité des hommes n'est pas rationnelle mais conduite par une passion inavouable pour eux; l'orgueil. Ce sentiment qui voudrait que notre compagne soit notre possession entière et qu'elle n'ait eu qu'un amour dans sa vie. Il y aurait alors satisfaction de puissance, d'être son seul repère. Et c'est en cela que je critique ces hommes qui exigent la virginité de leur compagne, tout en s'accommodant très bien de leurs batifolages.
Mais il ne faut pas faire un cas général de cette intuition que j'ai et que je perçois. Il existe aussi des hommes qui se sèvrent dans l'attente d'offrir eux aussi leur virginité à leur épouse, car ils considèrent qu'ils ont le même devoir. La question ici n'est pas de comprendre leurs motivations personnelles, qui peuvent être religieuses, philosophiques, voire romantiques, mais de nuancer l'orgueil intrinsèque aux hommes et leur supposée tendance à la bestialité sexuelle. Si le choix est purement personnel, il n'y a pas lieu de se plaindre de régression, car il est aussi très probable que les populations ne se mélangent guère, entre celles totalement libérées, et celles qui attribuent encore un sens à la virginité, puisque leur avis diverge sur un plan qui leur semble essentiel.

Incompréhension et dogmatisme

Pour en revenir au jugement qui a déclenché les passions, éclairé par la réflexion sur la virginité, je pense qu'il y a eu une incompréhension totale de masses de la situation et une propagande dogmatique de la part des médias et des associations progressistes et féministes. L'annulation du mariage ne vise pas la virginité de la femme, mais le mensonge au sein du couple qui a mené le mari à entraîner la procédure. Il se trouve que le mensonge portait sur la virginité, mais ce jugement ne condamne pas une femme parce qu'elle n'est pas vierge, il vient juste dans le sens de la volonté du couple. La loi, les associations, le gouvernement, n'ont en aucun cas le droit de critiquer la raison de cette annulation: si la virginité était un facteur clé pour le mari, c'est son droit. Si la femme lui a menti, c'est sa responsabilité, et je considère plutôt heureuse cette fin où la femme n'a été victime d'aucune violence, et est débarrassée d'un homme qui apparemment ne l'aimait pas plus que cela, pour demander une annulation de mariage pour une histoire de virginité. Il n'y a aucun scandale, le jugement est tout à fait logique, et je juge déplorable qu'une nouvelle fois on crie haro sur la montée des extrémistes religieux en France, qu'on annonce des dégradations de la condition de la femme. Il vaudrait mieux s'attaquer au problème des mariages forcés que de vouloir convaincre tout le monde que la virginité n'est pas une vertu mais un simple état technique, que la femme doit libérer totalement sa sexualité tout comme les hommes qui ne l'ont pas encore fait, etc. Il apparaît donc très clairement que l'affaire du jugement est un faux débat à l'heure actuelle.

La voie du milieu et remarques personnelles

Mise à part mes interprétations sur l'origine de la pureté de la virginité, sur le comportement des hommes, et mon avis sur le jugement, je vais simplement conclure par mes remarques personnelles sur le sujet en adoptant comme souvent une voie du milieu. En tant qu'athée pur et dur, la conception de pureté de la virginité n'a strictement aucun sens pour moi, d'autant plus que les moyens contraceptifs permettent de réduire considérablement les risques de transmission. Je m'insurge donc contre les politiques de l'abstinence, qui passent forcément par la religion, lorsqu'il s'agit de trouver un moyen de combattre les MST. C'est rejeter le problème et ignorer les moeurs modernes incompatibles avec l'abstinence. Cependant, considérer la virginité comme rien du tout ne me paraît pas être un bon consensus également. C'est pour moi, rabaisser l'activité sexuelle à une autre, n'importe laquelle, comme jouer à PES, au hasard. Il faut voir, à mon avis, la perte de la virginité comme un passage dans une relation, et non l'opportunité de s'amuser un peu, puisqu'on en a l'opportunité. Cette remarque est d'ailleurs valable pour toute première relation sexuelle dans un couple nouvellement formé. Quant au fait de savoir que le ou la partenaire n'est plus vierge, c'est savoir pleinement qu'il/elle a déjà aimé par le passé, qu'on n'est pas le premier, voire le dernier, ou alors savoir qu'il/elle n'accordait pas plus d'importance à sa virginité dans une relation sans sentiment. Je termine donc sur ces remarques qui témoigneront pour certains et certaines d'un conservatisme, d'autre moins nombreux et nombreuses de progressisme, sur un sujet qu'il convenait de développer.

Et maintenant, je vais aller me coucher. Et non, il n'y a personne dans mon plumard, mise à part moi.

Aucun rapport.

Je ne suis pas un grand adepte des commentaires, mais pour ce genre de sujet, vous êtes invités à vous exprimer.
Par Arnaud - Publié dans : Réflexions Politico-Sociales
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Samedi 17 mai 2008
Quelle situation étrange que celle de ne pas travailler depuis une heure et demi. Ah, je devrais y retourner de suite, que diable, lorsqu’on a une ambition démesurée, une volonté de fer, des désirs d’HEC, oui HEC « itself », the « only one ». Pourquoi ? Mais parce que je veux le meilleur, et que cette fois, on ne me volera pas la vedette, cette fois, ce sera entièrement mon œuvre, ma réussite ou mon échec. Plus d’externalités, qu’elles soient positives ou négatives. Non, cette fois ci, ce sera du grandiose, un feu d’artifice, du Arnaud dans ses jours les plus glorieux !

Mais en attendant cet instant, c’est-à-dire des concours, il reste toujours pour me consoler le petit concours de classement interne à la prépa. Mais qu‘est-ce qui me conduit ? Quel est l’intérêt pour moi, qui n’ai aucun but précis, aucun espoir en tête, de remonter place par place les classements, atteindre les sommets en Culture générale, à me défoncer pour que les mathématiques deviennent une arme et non handicap ? Car, oui, ceci est arrivé, et se poursuivra encore et encore. Il n’y a pas de place pour une quelconque pause, seulement pour un travail intensif de remontée des filières, jusqu’à la fin, jusqu’à la dernière seconde du dernier oral.

L’auxiliaire de tout travail technique, c’est le travail sur soi, le travail psychologique de tous les jours pour devenir une vrai bête de combat, de concours, un colosse d’acier sans pied d’argile, capable d’enchaîner les heures de travail, de renoncer à tout ce qui pourrait le distraire de son but ultime. Et ce travail est une réussite , une réussite amère, bien entendu, mais une réussite tout de même. Mon cœur a été testé, mais il a misérablement cessé de battre en tellement peu de temps. Il est désormais plus qu’enchaîné, il est éteint, et il est structurellement impossible de le raviver. Sa seule occupation consiste maintenant à fermer sa gueule, si j’ose dire. Et c’est un poids  en moins, un poids qui était purement inutile, si ce n’est dangereux, destructeur. Je n’ai plus que mon cerveau comme limite possible à l’ascension irrésistible vers les sommets. Il me faut travailler, encore et encore, pour satisfaire ma soif de résultats.

Et ce changement, qui n’est cette fois ci pas un leurre, un simulacre dont la solidité est risible, ce changement est bien un pas supplémentaire vers un inconnu au loin, un nihilisme de spiritualité, d’affection. Cette attirance vers la lumière, si brillante et aveuglante, c’est l’attirance vers l’ambition, que je chérie plus que toute autre genre féminin. On ne peut combiner bonheur et ambition, c’est un fait qu’il faut accepter, et oublier le premier pour s’adonner au second. Malgré les facilités de certains, il existera toujours un seuil où il faudra choisir entre sa soif d’ascension et les siens, son petit paradis terrestre. Alors autant ne pas en avoir, autant ne pas rêver, et oublier cet espèce de pseudo objectif que tout homme veut atteindre le bonheur. Il relève simplement de l’auto persuasion.

Loin des idéaux et utopies, je me lance donc à la conquête de ce qui fait briller mes yeux.
L’ambition, et rien d’autre.
Par Arnaud - Publié dans : Réflexions Personnelles
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Dimanche 13 avril 2008
Once, I had a dream and this is it !

Voilà des temps immémoriaux (j’exagère) que j’attendais cela. Un simple moment de deux bonnes heures tout de même, de véritable déchaînement de toute une force démoniaque intérieure, objectivée dans de la musique. De la musique, en direct, on l’aura compris, d’une puissance, d’une violence même qui peut atteindre son comble dans des périodes de pur délire.

Enfin, après des années d’attente, je suis allé voir le groupe qui, à mon sens produit la musique la plus à même de représenter ma complexité, mon état d’esprit, et qui au-delà de ces considérations de personnalisation, est une musique de pure qualité. Le « métal symphonique », divine trouvaille de nos amis finnois. Combiner le bourrin, le violent, à toute la beauté d’instruments classiques, d’une voix empruntée à l’opéra, voire même à des chants religieux.

On l’aura compris, en ce dimanche 6 avril au soir, il y avait Nightwish au menu du Zénith de Paris. On s’est tous retrouvé dans la queue où nous attendions afin d’être au plus près possible du groupe dans la fosse, et pour partager la liesse d’une foule en délire. On découvre souvent les gens dans le comportement qu’ils ont lors de ces moments, où la musique vient faire vibrer le plus profond de nous même, où notre instinct animalier ressurgit au galop.

Attente dans la foule, puis commence la première partie, avec un groupe de métal suédois plutôt sympathique, même si j’enfile mes boules quies pour réserver mes oreilles au divin son de nos amis finnois. A nouveau attente, pour nous faire saliver, apprécier leur arrivée. La salle s’obscurcit, le fond bleu aux couleurs de Dark Passion Play accompagne une bande sonore tout droit sortie d’un film d’heroic-fantasy. Puis ils arrivent, Tuomas, Marco, Empuu, Juka et Annette, et se placent calmement à leurs postes sous les applaudissements de la salle.

Et là, les guitares électriques, la batterie et le clavier se mettent en branle, on sent tout de suite que ça ne va pas rigoler. Ils entrent tout de suite dans le vif du sujet, on peut le deviner, un sourire aux lèvres apparaît.

Puis, c’est la grande déferlante, les projecteurs s’affolent, la foule se meut, les enceintes d’une puissance irréaliste crachent le doux et puissant à la fois nectar qui inonde mes oreilles. Les effets pyrotechniques s’enchaînent, les explosions fusent, les flammes illuminent la salle et font rapidement chauffer la température. Pourtant, la voix de la chanteuse apaise ce qui aurait pu être un déluge de gravité sonore. Rassurons nous, ce dernier arrive. Le refrain embrase définitivement la foule, sous les BYE BYE BEAUTIFUL, nous sautons comme des fous, c’est notre animal qui sort, notre haine, notre passion pour cette musique dont la beauté combinée à la puissance animent nos tripes.

Les chansons passent et notre enthousiasme ne s’estompe pas, la découverte en avant première d’une nouvelle chanson nous ravit, la reprise de titres classiques se fond avec l’interprétation de ceux du nouvel album. Je ne vois pas le temps passer tant ma joie est grande. Déjà plus d’une heure et demie, et bientôt Annette annonce de sa belle voix « so, this is the last song … ». Tous les bons moments ont une fin, et quelle fin ! « But I want you rocking ! And tonight, you will have an angel from all of us ! ». Le public a compris, ce sera un fin resplendissante, une fin de toute beauté. Du pur délire, une excitation à son comble, une sensation indescriptible.

I wish I had an angel
For one moment of love
I wish I had your angel
Your Virgin Mary undone
I'm in love with my lust
Burning angelwings to dust
I wish I had your angel tonight !





Par Arnaud - Publié dans : Musique & Cie
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Ce que j'en dis

" Ces idoles sont celles de "la personnalité" et de "l'expérience vécue". Elles ont entre elles des liens très étroits, puisqu'un peu partout règne l'idée de l'expérience vécue formerait la personnalité dans son essence. On se torture l'esprit pour se fabriquer des "expériences vécues", persuadé que cela constitue une attitude digne d'une personnalité, et lorsqu'on n'y réussit pas on se donne au moins l'air de posséder cette grâce [...] Mesdames et Messieurs ! Seul l'être qui se met purement et simplement au service de sa cause possède une "personnalité" dans le monde de la science. Et ce n'est pas seulement dans ce domaine qu'il en est ainsi." Max Weber.

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